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A partir du week-end de la Pentecôte (inclus), les messes auront lieu :

Les samedis soir à 18h30 à Notre Dame de la Paix

Les dimanches soir à 18h00 à sainte Foy


Les messes de semaine, en soirée, restent à 18h00

ex-otages en Haïti (avril 2021)

Père Michel Briand, 67 ans, membre de la Société des prêtres de Saint-Jacques, missionnaire en Haïti depuis 1985

« Le plus dur à vivre, c’était l’incertitude du lendemain. Les conditions de vie étaient dures, mais nous redoutions surtout la durée de la détention. Nous partagions les vivres, et cette solidarité nous a permis de maintenir l’espoir. Un jour, nous avons pu parler avec leur chef. J’ai osé lui dire que par les armes, aucune solution n’était possible : elles conduisent à la violence et celle-ci ne conduit à rien.

Nous avions en notre possession une bible avec laquelle nous priions, nous lisions les Psaumes et les Évangiles mais, un jour, un des leurs m’a pris la bible des mains. Pour eux, c’était une arme qui les desservait. Je leur ai dit que nous priions aussi pour eux.

Pendant notre captivité, nous restions unis dans la paix. Une force que nous puisions dans la prière. La présence du Christ qui nous habite nous apportait cette paix.

Après ma libération, j’ai appris la mobilisation, en France notamment, autour de notre enlèvement, c’est beau mais la société haïtienne doit se mobiliser et faire que la peur se transforme en révolte.

J'’ai décidé de vivre auprès de ce peuple. Je me suis rapproché de la Société des prêtres de Saint-Jacques pour donner ma vie à l’Église de Haïti. Je n’ai jamais regretté ce choix, au contraire. J’ai envie de me donner davantage à ce peuple. »

Sœur Agnès Bordeau, religieuse de la Providence de La Pommeraye, missionnaire en Haïti depuis deux ans et demi

« Nous avons changé trois fois d’endroit : la forêt, puis une petite maison de deux pièces, et enfin une minuscule pièce insalubre. Nous ne savions rien de ce qu’il se passait dehors. Nous devions toujours rester assis ou debout, entourés de gardes armés. Peu à peu la confiance s’est établie : ce sont de jeunes Haïtiens qui sortent de prison et n’ont pas trouvé de travail, alors ils entrent dans un gang et suivent les ordres.

Certains gardiens avaient des petites attentions, on se saluait fraternellement. Ils vivaient dans les mêmes conditions que nous. Ils n’ont pas été violents, nous avons été respectés. Je n’ai pas de haine dans mon cœur pour eux. Je prie pour que le Seigneur ouvre leur cœur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.

Le Christ était au milieu de nous, de nos misères, de notre pauvreté. Il ne nous a jamais quittés ! Nous avions un seul livre, c’était la Bible. Assis sur nos matelas sans pouvoir bouger, nous avons écouté les 150 Psaumes et l’Évangile de saint Jean.

Le soir, nous priions le chapelet dans le noir. Nous sentions la présence de Dieu au milieu de nous. Cela me faisait penser à la nativité de Jésus : comme lui, nous étions dans un lieu misérable mais la lumière de Dieu était là.

J’ai pris conscience que j’avais le choix de vivre de manière consciente ce moment douloureux avec le Seigneur… ou de le refuser. Je n’avais aucune liberté extérieure, mais j’avais la liberté d’aimer, de vivre ça en communion avec le Christ, avec celles et ceux qui sont en captivité dans le monde entier. J’ai choisi de vivre le moment présent et de l’offrir dans la prière pour que ce pays puisse retrouver une vie digne, et pour la libération des otages du monde entier. Nous avons senti une force intérieure qui ne pouvait pas venir de nous. »


Il aura lieu le lundi de Pentecôte, 24 mai 2021 dans le respect des mesures sanitaires.

Programme :

- Montée individuelle ou en petits groupes de maximum 6 personnes, depuis Niedermunster pour ceux qui peuvent marcher.

- Possibilité de pique-niquer sur la grande prairie.

- 15h00 - Célébration eucharistique sur la terrasse (même en cas de pluie)

- Démarche jubilaire pour ceux qui le souhaitent :

Je me mets en route

Je me ressource à la source sainte Odile

Je m’émerveille au Mont sainte Odile ; je me prends du temps, mon regard change ; je prends conscience que tout est lié

Je m’engage comme sainte Odile à Niedermunster en me mettant au service de mes frères.


Possibilité de se procurer le sac du pèlerin à l’arrivée au Mont sainte Odile.